Réglementation BWM

 

Les espèces invasives se propagent dans les mers et les lacs via les opérations de ballastage et de déballastage et peuvent être à l‘origine de dégâts écologiques sanitaires et économiques.

biosea-vessel1Le transport maritime assure 80 % des échanges mondiaux de marchandises et transfère 3 à 5 milliards de tonnes d’eau de ballast par an entre les océans pendant les opérations de ballastage et de déballastage.
Les eaux de ballast contiennent beaucoup d’organismes marins, larves, planton … . Quand ils s’introduisent dans un nouvel environnement, ils peuvent survivre et envahir l’éco-système de la région.  Il a été estimé que plus de 7000 espèces sont transportées chaque jour dans les ballasts et qu’environ 40 invasions récentes ont été occasionnées par ces transferts.
L’organisation maritime internationale (OMI) a répertorié les 10 espèces invasives les plus indésirables parmis lesquelles: le crabe chinois, le choléra,  la méduse américaine, l'étoile de mer japonaise et la moule zébrée.

L’impact de ces espèces invasives peut être classé en 3 catégories principales :

  • La menace écologique sur la biodiversité et les éco-systèmes locaux,
  • Le risque sanitaire avec l’introduction d’organismes toxiques et pathogènes pouvant affecter  la faune, la flore, et les populations humaines.
  • L’impact économique sur la pêche, l’industrie côtière, ainsi que sur les autres activités commerciales et ressources naturelles pouvant être perturbées.

L’impact économique à court terme, ainsi que les dégâts potentiels à long terme sur l’environnement et les populations, ont conduit au développement de règlementations internationales, nationales et/ou régionales dans le but de contrôler et de diminuer le transport et le rejet des organismes aquatiques. En 2004, l’Organisation Maritime Internationnal (OMI) a adopté la Convention Internationale pour le Contrôle et la Gestion  des Eaux de Ballast et Sédiments des Navires. (c-à-d Convention BWM) qui entrera en vigueur 12 mois après la ratification par 30 états représentant 35 % du tonnage brut de la flotte mondiale des navires de commerce.

Au 31 Mai 2012, 35 états, représentant 27.95% du tonnage, ont signé la convention BWM.